La famille du Rugby, vivre sa passion .. c'est 'Rugby et Compagnie'
 
AccueilGalerieRechercherS'enregistrerConnexion
Le Deal du moment :
eBay : Remise de 5 euros dès 15 euros ...
Voir le deal

 

 Michalak et le lac aux requins

Aller en bas 
AuteurMessage
FLopman
Joue en Fédérale 1
0000000000-------
FLopman

Masculin
Nombre de messages : 2380
Age : 33
Supporter(trice) : du supportable
Date d'inscription : 05/05/2006

Michalak et le lac aux requins Empty
MessageSujet: Michalak et le lac aux requins   Michalak et le lac aux requins EmptyMer 13 Fév 2008 - 18:44

Michalak et le lac aux requins

Par SYLVAIN LABBE


Près de quatre mois après son dernier match en France, Frédéric Michalak s'apprête à découvrir dès vendredi le Super 14 sous le maillot de sa nouvelle formation des Sharks de Durban, finalistes de la dernière édition. Une nouvelle aventure, autant sportive qu'humaine, pour l'ancien Toulousain bien décidé à élargir ses horizons au pays des champions du monde sud-africains. A 25 ans, le Tricolore, déjà rodé aux méthodes d'entraînement intensives du Sud, a soif d'apprendre et fait déjà l'unanimité au sein de son nouveau club.

Michalak et le lac aux requins 20746michalak_train_maxppp

"C'est excitant d'être ici, une aventure." Frédéric Michalak ne regrette rien. A 25 ans et après dix-huit années d'une fidélité sans faille aux couleurs rouge et noir du Stade Toulousain, l'ouvreur international a tourné le dos à la France et aux Bleus le temps d'une expérience, celle du Super 14 considéré, sans doute de manière exagérée, comme la NBA du rugby mondial. Ce championnat des provinces de l'hémisphère sud, Michalak, comme bon nombre de joueurs français avant lui, en rêvait. Lui l'a fait et, à 25 ans, a choisi de quitter son confort douillet à Toulouse pour se remettre en cause lui et son jeu avec, au contact du rugby des champions du monde sud-africains.

Un défi risqué, sans doute, lorsque comme lui, avec déjà 47 sélections au compteur, on est installé en équipe de France et dans le paysage du rugby français comme l'un des tous meilleurs joueurs. Mais Michalak, après la frustration d'une Coupe du monde au terme de laquelle il fut l'un des rares (le seul? - voir Michalak, une voix dans la nuit) à dénoncer le jeu restrictif pratiqué par les Bleus, ressentait trop ce désir d'élargir ses horizons et de découvrir autant un nouveau rugby qu'une nouvelle culture pour ne pas accepter le défi proposé par les Sharks de Durban avec lesquels il s'est engagé pour un an. Débarqué le 9 novembre dernier à Durban, l'ancien Stadiste s'apprête enfin, six ans après un autre ancien Toulousain, Christian Califano (Auckland Blues), à débuter sous ses nouvelles couleurs vendredi (*), à l'occasion de la réception des Australiens de la Western Force sur la pelouse de l'Absa Stadium de Durban, premier match de la saison de Super 14 et ce, au moment même où la nouvelle équipe de France fait ses premières armes dans un Tournoi 2008 sur lequel Michalak a préféré tirer une croix.

De l'entraînement des Sharks à l'entraînement dans un township...

Un sacrifice physique et financier - Michalak a consenti une baisse d'un quart de son salaire - qui en vaut la chandelle selon l'intéressé, persuadé que ce nouveau départ est en mesure de redonner un nouvel élan à sa carrière. "Je suis ici depuis quelques mois maintenant, je prends mes marques et je prends mon pied", s'enthousiasme sur le site du club un Michalak qui en oublie ces longues premières semaines sans toucher le moindre ballon, passées à enchaîner les séances de préparation physique entre la sacro-sainte musculation au pays des Boks, les courses, mais aussi la boxe ou la lutte... Ou encore cette initiation à la cryothérapie dans un container de fret où la température, tombée à -15°, contribue à contrebalancer les effets nocifs de la chaleur de Durban. Une préparation qu'il n'hésite pas à qualifier d'"aussi longue et difficile que celle de la Coupe du monde" et des efforts qu'il consent volontiers, déjà conquis par son nouvel environnement au sein d'un effectif bardé d'internationaux (Steyn, Pienaar, Pietersen, du Plessis, BJ Botha...), où Michalak ne dépareille pas: "Les joueurs m'ont très bien accueilli", explique-t-il déjà plus à l'aise avec une langue qu'il maîtrise de plus en plus, au point de ne plus avoir besoin de l'interprète dont on l'avait affublé à son arrivée. "Je me sens bien ici avec l'équipe et avec la culture des Sharks."

Un Michalak qui goûte aussi le nouvel anonymat dont il bénéficie à Durban, loin de sa popularité toulousaine: "Parfois, boire simplement un verre peut être compliqué à Toulouse..." Se fondre dans ce nouveau contexte pour également mieux embrasser la culture sud-africaine au pays de Mandela et de l'apartheid: un désir profond que "Freddie", comme on le surnomme là-bas, exprime à sa façon tous les mercredis, le jour de repos dans l'agenda des Sharks, en prenant en charge l'entraînement de jeunes joueurs noirs démunis dans le township voisin de Kwamashu. Une manière de rendre ce dont le rugby l'a gratifié et de se sortir du quotidien des Sharks...

L'ambition sportive n'en est pas moins présente au sein d'une formation finaliste de la dernière édition du Super 14, battue en finale par une autre province sud-africaine, les Blue Bulls de Victor Matfield.

Michalak: "Un rêve qui devient réalité"

Une dernière marche que les Sharks entendent bien franchir cette saison grâce à l‘apport de leur ouvreur français. Dick Muir, l'entraîneur de la province, qui a fait venir Michalak à Durban, ne tarit pas d'éloges à son sujet: "Son arrivée intervient à un poste où le départ de Butch James avait laissé un vide et nous avions besoin de le combler, explique le technicien. C'est un poste qui suppose d'être tenu par un joueur expérimenté et de classe internationale, ce qu'était Butch James." Admirateur du jeu de l'ex-Toulousain qu'il a titularisé lors des deux matches de présaison disputés par les Sharks, Muir ne regrette pas non plus son choix, déjà convaincu que la mutation de Michalak a débuté: "Fred m'a dit que c'était totalement différent de ce qu'il avait déjà vécu avant, et je suis sûr qu'il a gagné en confiance et qu'il est physiquement plus prêt aujourd'hui qu'il ne l'était avant."

Muir qui, fort d'un effectif regorgeant de joueurs d'exception, n'attend pas de Michalak qu'il gagne les matches à lui tout seul, mais bien qu'il déploie sa capacité à faire jouer ses coéquipiers: "Nous avons déjà beaucoup de « match-winners », notre style de jeu ne s'organisera pas autour de lui", prévient-il. L'ancien chouchou d'Ernest-Wallon, lui, cache de plus en plus mal son excitation: "C'est comme un rêve qui devient réalité. Je suis venu aux Sharks parce que j'aime les défis que m'offre le rugby, et je m'attends à un énorme défi dans le Super 14."

(*) Victime d'une douleur à un mollet, Michalak restait incertain mercredi. En cas de forfait, c'est le champion du monde François Steyn qui glisserait de l'arrière à l'ouverture.

_________________
“I like to think I play rugby as it should be played - there are no yellow or red cards in my collection - but I cannot say I'm an angel."
Jonny Wilkinson

http://www.speartackle.co.za/
Revenir en haut Aller en bas
 
Michalak et le lac aux requins
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Rugby et Compagnie :: *** Les Clubs et Championnats *** :: ** Les autres championnats ** :: * Super-15 *-
Sauter vers:  
Ne ratez plus aucun deal !
Abonnez-vous pour recevoir par notification une sélection des meilleurs deals chaque jour.
IgnorerAutoriser