La Depeche.fr:
Un accrochage idiot, un trop plein d'alcool et au final une altercation qui va priver le Stade Toulousain d'un de ses meneurs de jeu pour plusieurs semaines. Vendredi vers 2 h 45, au cœur de la nuit, Byron Kelleher a été interpellé avec deux de ses amis à Toulouse par la police. Ce trio venait d'échanger des coups avec d'autres automobilistes. Ils ont été placés en garde à vue au commissariat central de Toulouse. Puis le rugbyman a été transporté à l'hôpital en raison d'un traumatisme au visage et d'une blessure à l'épaule. Il souffre surtout d'une fracture du plancher orbital, un os sous l'œil. Cette blessure pourrait le priver de terrain pour plusieurs semaines…
L'affaire commence vers 2 h 45 à la sortie de « l'Envol », haut lieu des nuits d'été toulousaines qui tenait sa soirée de clôture. Au volant de sa Peugeot 3008, Kelleher accroche « très légèrement » une Porsche à un carrefour à l'entrée de Toulouse. Le conducteur s'inquiète, fait signe, veut un constat mais le joueur a déjà passé la première et roule vers le centre-ville.
La victime rattrape alors Kelleher qui ne s'est, semble-t-il, rendu compte de rien avenue Camille-Pujol. L'explication entre les conducteurs, et deux amis de Kelleher dérape très vite. La faute à qui ? Le conducteur de la Porsche affirme que le joueur l'a plaqué au sol après l'avoir copieusement insulté. Deux autres automobilistes s'arrêtent. Ils veulent calmer le jeu. L'un d'eux, menacé, préfère s'éloigner rapidement et l'autre se retrouve à terre où il reçoit plusieurs coups de pieds.
Seulement, ce Toulousain au physique de boxeur se relève, évite un coup de poing du demi de mêlée et sèche d'un direct le rugbyman qui tombe lourdement. Puis il porte un coup de tête à un des amis de joueur à qui il fracasse le nez ce qui a eu pour effet de mettre fin à la bagarre… La police est arrivée à ce moment-là et a embarqué tout le monde. Kelleher, trop ivre, n'a pas pu souffler dans l'éthylotest…
Face aux enquêteurs de la sûreté départementale, victimes et agresseurs supposés ont raconté l'enchaînement des faits. Hier après-midi les gardes à vue ont été levées mais l'enquête se poursuit. Le parquet attend notamment la confrontation des protagonistes pour décider des suites à donner. Quant à Guy Novès, qui avait placé le joueur au repos pour qu'il «décompresse», il a souligné : «D'après ce que j'ai compris, c'est un malentendu. S'il ne s'agissait pas de Byron Kelleher, cela ne ferait pas autant de bruit».