Bernard Laporte l'a reconnu vendredi et en a même donné une raison très personnelle, la fin de son histoire d'amour et de haine avec Clive Woodward qui a renoncé à son poste de sélectionneur du XV d'Angleterre après la Coupe du monde 2003.
"Je ne suis pas homosexuel mais, avec le recul, j'ai aimé Clive Woodward parce qu'il y a avait une guerre qu'il a déclenchée lui et qui m'a fait rire un petit peu", a déclaré l'entraîneur de l'équipe de France.
"Clive Woodward était pour moi l'ennemi. Finalement j'ai eu de la haine contre ce mec, de la haine, parce que des fois il faisait des déclarations pas sur moi mais sur les Français", a-t-il ajouté.
"Et puis quand je le rencontrais c'était toujours l'opposé, il était adorable (...) Je me disais qu'est-ce que c'est ce mec. Ça a été une sorte de jeu."
Laporte a précisé avoir tout particulièrement apprécié Clive Woodward lorsque le sélectionneur du XV d'Angleterre bourreau des Français à la Coupe du monde est venu passer quelques jours avec les Bleus au Centre national du rugby, à Marcoussis.
La rencontre a eu lieu en novembre. Clive Woodward était venu en tant que manager de la tournée des Lions britanniques en Nouvelle-Zélande, prévue l'été prochain, pour observer comment les Français préparaient un match contre les All Blacks.
"C'est vrai, il est spécial mais il faut avoir la reconnaissance du mec, il a beaucoup apporté à l'équipe d'Angletere, il a beaucoup apporté au rugby. et puis surtout il a eu une grande humilité quand on l'a questionné", a-t-il dit.
"Je lui ai offert un maillot de l'équipe de France et il m'a m'a dédicacé son livre. Je l'ai mis sur la table de chevet et ça me fait plaisir parce c'est un grand bonhomme."
"Les matches France-Angleterre pour moi, c'était ça."
L'entraîneur du XV de France a implicitement admis qu'il avait reçu un coup au moral lorsqu'Andy Robinson a remplacé Clive Woodward.
"Avec Andy, j'ai des relations extraordinaires parce qu'on a fait partie de commissions ensemble que ce soit en Nouvelle-Zélande ou à Dublin et on rigole ensemble", a-t-il dit.
"Il faut savoir que c'était lui qui entraînait, que c'était lui qui faisait tout, qui a mis le jeu en place et tout. C'est un mec extraordinaire, Andy Robinson mais il ne m'est pas possible d'avoir le même type de relations avec lui."