Chopé sur Rugbyrama, une chronique sur la situation inquiétante du FCAG...
La Chronique Auscitaine de Michel Sespiaut
Rugby Terroir Amazone
Valérie Georgereau qui se bat elle pour son projet éducatif de l’Académie des Piliers proposé en son temps à l’association et au relai de à l’Ecole de Rugby Auscitaine qi a déniché tant de joueurs de qualité en première ligne, comme nous tous, elle a souvent le sentiment de se battre face à des moulins à vent
Le sens du collectif à l’époque de l’individualisme forcené n’est pas tendance
Avec une belle énergie cette femme de terrain se bat dans le petit coin du Béarn cher à mon coeur du coté de Lembeye , femme ordinaire, courageuse, qui avance pas à pas et ravale les sarcasmes du milieu satisfait de lui
Elle apporte par sa générosité un démenti cinglant à tous ceux qui sourient à sa belle initiative de généraliser dans les écoles de Rugby un projet éducatif autour du suivi de la formation des piliers
Elle qui a choisi le FCAG et son atelier à piliers comme modêle , petite femmen dont l' abnégation n’a d’égal que sa détermination dessine une belle parabole qui devrait nous inspirer au moment ou notre cher club se bat avec l" énergie du désespoir pour ne pas sombrer
Lectrice de ces chroniques, séduite surtout par la simplicité et l'accueil Gersois , donatrice anonyme comme des centaines d'autres elle a relancé pour notre Club tous ses contacts, pour continuer à espérer
C’est pour l’amitié et ces élans de générosité que j’ai rejoint en 2001 le FCAG
Plutôt que de spéculer sur le cours de la peau de banane, propre à ne distraire que des cœurs en hiver
On aimerait que tous les parties prenantes de notre vieux club fasse l’union sacrée avec la même flamme au cœur. Un pour Tous.
Nos querelles ont fini par lasser la frange volage de nos supporters, après avoir écarté les opportunistes qui venait surtout découvrir les écuries du Top14 et s'enflammer devant la belle résistance des irréductibles locaux
20 à 30 % de défection au stade ça vous évalue la côte d’amour vache
Les mots sont inutiles et vains quand l’envie n’est plus là et pourtant je n’ai plus que ça à vous offrir,
La part u rêve s’est envolée et avec elle le dépassement de tous, achanés à faire grandir ce club que nous aimons par dessus tout , parfois avec maladresse
il faut d'urgence lui dessiner une perspective d'avenir qe la gestion avisée doit lui dégager
Le silence hier au soir de tous ces partenaires atterrés par la Chronique d’une mort annoncée avait quelque chose de désespérant !
Le langage de vérité est rarement payant mais comme il est digne !
Une présentation toute en sobriété aux antipodes des plans sur la comète dont le club s’est longtemps grisé et qui l’ont conduit à ces extrémités
Grise comme l’air du temps, l’électrochoc espéré avait laissé place à l’abattement il manquait le souffle de vie, qu’on appelle espoir, qui réchauffe le réalisme froid des évidences
Celui là même qu’Alain Laterrade du coté de Mirande fort de ses 70 bénévoles seigneur de la Chaponnade ou du Tue Cochon a su cultiver , autour de ces traditions de partage qui fédèrent autour de son club modeste et génial
Pour Auch il faut retrouver l’élan du début des années 2000 autour d’une nécessaire reconstruction et de nouveaux investisseurs éclairés
Le FCAG orphelin des années Broncan pouvait il s’économiser cette crise majeure, peut être pas
Mais il est grand temps de changer d'époque pour refonder une équipe Gersoise autour de ses valeurs totem, entrainée par un Gersois de cœur et de conviction, promouvoir les jeunes sans tarder pour mieux s’identifier au mythe.
L’heure n’est plus à se renvoyer les responsabilités mais à refonder notre projet commun , l'heure de s’effacer devant l’intérêt collectif
Mme Martet qui pleurait comme on pleure un disparu, pas pour elle, mais pour ses chers joueurs qu’elle chérit tant m’a touchée au plus haut point
Non ce n’était pas du sentimentalisme juste l’émotion sincère de celle, confidente des joies et des peines qui a tout partagé
Un pan de la vie qui fou le camp et que l’on n’est pas certain de recroiser un jour
L’amitié envolée, les clans qui se forment c’est la division qui nous tue tous,
Qui saura y mettre un terme ?
Celui là seul, capable de rassembler sera fondé à reprendre le flambeau si l’insupportable devait avenir
NON à la division au FCAG
Qui y croira assez pour écarter les petits arrangements entre amis, capable de faire taire les rancœurs et la mesquinerie ordinaire des querelles sans fin
Pour le bien du Club, faisons table rase nous lui devons bien ça pour tout le bonheur, même à crédit qu’il nous a apporté ces dernières saisons
L’adition est présentée, elle est salée, profondément injuste pour nos joueurs valeureux et professionnels qui n’ont jamais méprisé le maillot
Notre club mérite t’il d’être jeté dans l’ornière, de jeter l’éponge avant le dernier round,
Au point de décourager les rares investisseurs qui le tiennent à bout de bras et qui y mettent aussi un peu de leur âme
Tout ça pour ça, se serait trop injuste
NON le club ne nous appartient pas, Bernard L. en son temps l’a assez rappelle pas toujours pour de bonnes raisons, mais la question reste posée que laisserons nous ?
Dénoncée sans vraiment l stopper la fuite en avant ne nous a pas vraiment réussie jusque là
Le club descendu en fédérale X ne retrouvera jamais à l’instar de Lourdes le rugby d’élite.
Les droits TV (650 000 €) ne pourront jamais être compensées quand on sait que le Partenariat privé s’élève à 900 000 €, tuant dans l’œuf les conditions d’une accession à la division professionnelle
C’est pour cela qu’il faut tout mettre en œuvre pour conserver une place acquise sportivement par nos joueurs
L’aubaine faite aux Biterrois marquera la fin d’une époque et celle du Rugby de haut niveau et du centre de formation, peut être à jamais
Je ne suis pas un investisseur, tout juste une caisse de résonnance, surtout un témoin malheureux le cœur et l’amitié en berne devant le spectre d’un gâchis qui se profile
La seule chose qui compte ce soir, c’est de s’interroger en conscience, pour se demander
Ai-je fais tout ce qui était en mon pouvoir pour contribuer d’une manière ou d’une autre à sauver le FC Auch Gers ?
Peut être la cause est déjà entendu, peut être même que notre défi était irréaliste
La liberté rendue à nos joueurs nous affaiblira sans nécessairement nous sauver
L’arbre Auscitain cache bien mal la forêt du Rugby Professionnel, tous n’en mourraient pas mais tous étaient atteints (Jean de la Fontaine : les animaux malades de la peste)
Le modèle économique du Rugby Français part en vrille. La ligue en catastrophe réforme les pratiques d’un libéralisme sans éthique (réduit le nombre d’étrangers, limite la masse salariale au grand dam du nanti Toulousain et sa sélection Européenne seul à s’insurger)
Indépendamment des occasions gâchées, peut être même sommes nous arrivé au bout de notre capacité de mobilisation
Mais est il nécessaire de réussir à tout coup pour entreprendre et cette PME ne mérite t’elle pas avec ses 40 emplois directs de continuer à vivre !
Plutôt que de sortir dignement de la cour des grands, quitte à jouer un maintien hypothétique l’an prochain avec une équipe jeune consolidée avec quelques briscards du cru
Qui aurait reçu l’onction des inconditionnels et gagné le cœur des « irréductibles « tombés debout aux champs d’honneur que beau claps de fin !
Attirer enfin ces partenaires prêts à s’identifier au défi Gersois, et le relai d’une presse avide de sensations devant l’exception Gersoise qui aurait fait de nous sa coqueluche
Un positionnement image, capital sympathie aux yeux des observateurs,
Cette lente agonie qui s’annonce n’épargnera personne et la saison prochaine redoutable pour tous ceux qui se trouveront en charge
Nous nous sommes divisés et avons dilapidés le trésor de convivialité, cet esprit de corps, cette humilité qui nous faisait nous mélanger derrière la tunique Rouge et Blanche
Le professionnalisme à outrance a montré ses limites en déteignant sur la tunique Gersoise,
La pluriactivité avait ses partisans, mais attention aux illusionnistes, demain ne repasse pas les plats, les temps ont changés plus vite que les hommes dans ce bon vieux club qui peine à renouveler ses idées et ses cadres
A moins que … Ne dit on que la partie n’est pas terminée tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin des arrêts de jeu, nous ne sommes plus à un rebondissement prés fut il ovale !
Pour un fois si nous soutenions l’arbitre !
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